
 |
Jean Reverzy (1914-1959), élevé dans un milieu catholique et réactionnaire, entreprend des études de médecine qu’il sera contraint d’abandonner en 1940 pour " attitude non conforme ". Affilié à un groupe de Résistance, il est arrêté par la Gestapo et emprisonné. Puis il rejoint un maquis des FTP et côtoie des camarades d’extrême gauche. A la Libération, il installe son cabinet dans un milieu ouvrier et considérera son métier comme une œuvre d’assistance aux pauvres. Il profite de ses loisirs pour lire et parcourir le monde au début des années 1950. A l’approche de la quarantaine, il devient écrivain et lorsqu’il termine son premier livre, Le Passage, en 1954, il ne lui restera que cinq ans à vivre.
Ce livre raconte l’histoire d’un homme parti vivre en Polynésie et qui, revenu à Lyon pour y mourir, n’accepte l’idée de la mort qu’en souvenir de l’Océan. " Ce mort si amoureux de la mort… " comme l’écrivait Maurice Nadeau en hommage posthume à Jean Reverzy, est une expression qui définit bien cet auteur qui s’est jeté dans l’écriture par une violente nécessité, celle de comprendre la vie par appréhension de la mort.
|
|
 |

Jean-François Reverzy, le fils de Jean Reverzy, s’occupe de l’édition de ce volume. Médecin psychiatre, il est installé à Saint Denis de la Réunion, où il a aussi crée sa propre maison d’édition (Grand Océan) pour les poètes et écrivains du grand large.
|