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Codex
AUXEMERY


"Œuvre-vie" s’il en est – livre d’une vie nourrie de livres et de vies – Codex s’inscrit dans la continuité de Parafe, paru voici sept ans dans la même collection. On y trouvera la suite de cette traversée des paysages et des signes où l’auteur cherche à abolir sa propre perception – de lui-même, de l’espace et du temps. D’où ces masques divers, ces personae successives que le poète adopte, alternant les pièces brèves, les digressions méditatives et les grandes séquences narratives qui rythment depuis toujours son travail, liées aux aires géographiques et culturelles où il retourne périodiquement : ici la Namibie et le Kenya, l’Asie "mineure", la Chine sempiternelle… D’autres figures traversent également ces pages : des jazzmen, des chamans, des poètes arabes – et quelques ombres tutélaires : Pessoa, Segalen, Emily Dickinson…
"Que vaut une signature ? se demandait l’auteur au terme de Parafe. Effacement, masque ultime de soi, disparition – la ligne ayant été accomplie, le souffle repris et les mots ordonnés."
Codex prolonge et dissémine cette quête.




Né en 1947, Auxeméry a passé une partie de sa vie en Afrique, avant de revenir se fixer au bord de l’Atlantique. Il continue de parcourir le monde (et les méandres de sa bibliothèque). Il a traduit de nombreux poètes américains (Olson, Reznikoff, Pound, H. D….) et publié plusieurs ouvrages, dont un Catulle (chez Tristram) et l’année dernière un récit : Les actes d’Hélène, chez Ulysse fin de siècle. Son précédent recueil : Parafe – qui rassemblait l’essentiel de ses poèmes – est paru en 1994 dans la collection Poésie/Flammarion.










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